Les jeunes bacheliers issus du réseau des Lycée Français de l’étranger, bénéficiaires et promoteurs de la francophonie  grâce au dispositif BEM (Bourses Excellence-Major)

 

Cérémonie des 5èmes années au quai d’Orsay (2019)
Photo : Le petit journal

Les BEM en quelques mots

Le programme BEM est un dispositif qui permet à de jeunes bacheliers non français, ayant obtenu leur baccalauréat (mention Bien ou Très bien) dans un lycée français de l’étranger, de percevoir une bourse du gouvernement français durant leur 5 années d’études.

Le dispositif est piloté par l’AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger) qui se charge notamment de sélectionner les bénéficiaires et par l’agence Campus France qui s’occupe de la gestion administrative et financière. L'AEFE a également mis en œuvre un système de parrainage et organise des réunions d'accueil pour faciliter l'intégration des nouveaux boursiers. Une cérémonie de sortie en l'honneur des "5e années", qui quittent le dispositif, est également organisée dans un haut lieu de la République.

Le programme, doté d’un budget annuel de 7 millions d’euros, concerne au total 800 jeunes et près de 80 nationalités différentes. Le montant des bourses varie entre 222€ et 685€ par mois. Les boursiers peuvent également recevoir une aide afin de financer les frais de scolarité et le voyage.

En 2020, il y a eu 573 candidatures reçues et 187 lauréats dont 60% de jeunes filles. Les filières choisies par les bénéficiaires (qui doivent obligatoirement être des diplômes d’Etat) sont l’université pour 41% d’entre eux, les classes préparatoires aux grandes écoles (28%), Science Po (13%), Ecoles d’Ingénieurs (12%), Etudes d’art (3%).

 

Une bourse qui récompense un parcours d’excellence

L’attribution d’une bourse repose sur la sélection des meilleurs élèves non-français de terminale de tous les continents. Les candidatures des élèves de terminale sont présentées par le/la proviseur·e du lycée français de l’étranger et validées par le service de coopération et d’action culturelle du poste diplomatique du pays concerné. Elles sont ensuite transmises à l’AEFE et examinées par une commission composée de spécialistes de l’enseignement supérieur et de représentants de filières d’excellence (classes préparatoires aux grandes écoles – grandes écoles – universités).

La sélection repose sur la qualité des résultats scolaires, mais également sur le projet d’orientation, l’implication dans la vie de l'établissement ou dans des activités extra-scolaires. Les candidats doivent démontrer une réelle motivation à suivre des études supérieures exigeantes en France ainsi qu’une forte capacité d’adaptation.

 

Devenir boursier d’Excellence-Major est également une opportunité professionnelle pour les bénéficiaires

Après 5 années d’efforts, les boursiers sont accueillis pour une cérémonie officielle au Quai d’Orsay, qui clôture leur parcours d’excellence et marque leur entrée dans la vie professionnelle. Les boursiers sont ravis de pouvoir ajouter une ligne supplémentaire sur leur CV. « La bourse intrigue nos recruteurs », constate Gabriel, originaire de la République Démocratique du Congo. « Elle valorise nos dossiers », ajoute Iman. « C’est une véritable carte de visite », conclue Laurie. Les entreprises partagent cet avis. Le groupe TOTAL vient d’ailleurs de signer une convention avec l’AEFE et le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères. Il finance dès la rentrée prochaine cinq boursiers. « L’éducation est l’une des priorités de TOTAL », insiste Bernadette Baudier, secrétaire générale de la branche exploration et production TOTAL. Présente dans 130 pays du monde, l’entreprise s’intéresse particulièrement à ces élèves prêts à s’exporter et capables de s’adapter rapidement, qu’importe le pays où ils travaillent. Si Gabriel espère rester en France pour accompagner les entreprises dans leur développement à l’étranger en termes de sécurité et de gestion de crise, une nouvelle expatriation ne serait pas un frein : « Le départ n’est pas anxiogène pour nous, c’est une nouvelle opportunité ». (source Petit Journal)

Depuis 1992, plus de 4000 bacheliers des lycées français du monde ont pu bénéficier de cette bourse et de l’accompagnement de l’AEFE et de Campus France. Ces bacheliers d’excellence font partie de la grande famille des anciens des lycées français du monde et sont les portes drapeaux de l’éducation française et plus largement de la francophonie. L’Union-ALFM est particulièrement fière de les accueillir parmi ses adhérents et félicite chaleureusement tous les lauréat(e)s.

 

Article rédigé par Emmanuelle Failler, secrétaire générale de l'Union-ALFM.

Autres communications