Choix de leur cursus, arrivée en France : deux boursiers Excellence Major racontent leur parcours !

21 sept. 2020

Marcel Da Costa Oliveira Siqueira est un ancien élève du Lycée Molière à Rio de Janeiro. Il débute cette année ses études d'architecture à l'Ecole nationale d'architecture Paris-Belleville. Sara Moustapha, elle, vient du lycée franco-libanais Verdun au Liban et a choisi de suivre un PASS (Parcours accès spécifique santé) à la faculté de Santé à Besançon. Tout deux bénéficient d'une bourse de l'Etat français, appelée Bourse Excellence Major. Ce dispositif, de l'AEFE et du MEAE (Ministère de l'Europe et des Affaires Etrangères) - en partenariat avec Total, qui finance 5 bourses - permet aux meilleurs bacheliers étrangers d’un lycée à programme français de l’étranger de poursuivre un cursus de haut niveau dans l’enseignement supérieur français pendant cinq ans. Cette année, malgré des circonstances sanitaires et économiques exceptionnelles, ce ne sont pas moins de 187 lauréats, issus de 77 pays, qui sont venus s'installer dans 44 villes différentes de France. Fraîchement arrivés à Paris et Besançon, nous avons rencontré Marcel et Sara pour recueillir leurs premières impressions.

 

Marcel Da Costa Oliveira Siqueira,
BEM promotion 2020

La Bourse a-t-elle été déterminante dans votre choix de venir faire vos études en France ?

Marcel : Faire des études à l'étranger n'est pas facile. Quitter sa famille, abandonner ses repères et sortir de sa bulle sont de grands défis. En plus à une époque où mon pays, le Brésil, est en crise (comme résultat notre monnaie ne vaut plus rien à l'étranger) et où les frontières se ferment à cause de la pandémie, j'avais beaucoup de raisons de rester chez moi. J'ai été admis dans des cursus prestigieux au Brésil, j'avais donc une bonne raison pour rester. Toutefois, en recevant cette bourse, je me suis senti honoré, on avait reconnu ma valeur... C'était une invitation que je ne pouvais pas refuser, et ces arguments ont contribués à ma prise de décision. Sans la Bourse Excellence Major, je ne serai pas venu en France avec tant de confiance en mon projet.

Sara : La bourse a été le facteur déterminant pour effectuer mes études supérieures en France. En effet, même si j'avais déjà tracé un parcours universitaire en France depuis le début de mon année de terminale, ce n'était qu'un rêve au vu de la situation économique actuelle du Liban. Cependant, j'ai eu la chance d'obtenir la bourse Excellence Major qui m'a permis de financer mon voyage et mes études en France.

Comment s’est passée votre arrivée en France ? Quels obstacles, Quelles bonnes surprises …?

Sara Moustapha, BEM promotion 2020

Marcel : Tout d'abord, le voyage en soi a été bien particulier. À Rio, l'aéroport était presque vide, mon vol était l'unique vol international de la journée. Dans l'avion une grande partie des sièges était vide. À Paris, j'ai rencontré les amis de la famille qui m'ont aidé à m'installer. Malheureusement pour moi, mon arrivé en France fut marquée par une mauvaise surprise : le logement que j'avais loué ne correspondait pas aux images du site, les images avaient 17 ans, date à laquelle l'appartement a été mis sur le site. Il était donc plus usé et en moins bon état que sur les images diffusées. Cela m'a forcé à recommencer ma recherche de logement, ce qui est fatiguant et difficile. Je dois changer d'appartement le mois prochain. Malgré cette mésaventure et les interminables démarches administratives, je suis resté optimiste et j'espère que ma rentrée des cours sera agréable.

Sara : Mon arrivée a été un succès, notament grâce à l'aide de l'AEFE qui m'a réservé mon billet d'avion ainsi que mon billet de train et qui m'a même envoyé un chauffeur à mon arrivée à l'aéroport (étant mineur non-accompagnée). De même, l'AEFE m'a reservée 3 nuitées à Paris à mon arrivée jusqu'à ce que j'ai eu accès à mon logement à Besançon.

Quelles sont vos ambitions après la bourse ? Vous voyez-vous entreprendre une carrière professionnelle en France ?

Marcel : Je peine à m'orienter dans mes études supérieures, mais j'ai quand même mes projets. Je dirais qu'après la bourse soit je continuerai mes études soit j'entrerai dans le marché du travail. En ce qui concerne ma carrière, je voudrais travailler dans différents pays. C'est ce qui m'a motivé à venir en France : une ouverture sur le monde. Je pourrais commencer à travailler en France, mais par la suite j'ambitionne aussi le faire dans d'autres pays européens, l'Amérique du Nord et puis revenir au Brésil aussi. J'ai de nombreux projets et ambitions professionnels à l'étranger, je désire surtout développer une carrière internationale.

Sara : J'aimerais devenir pédiatre dans l'avenir et rejoindre l'association "médecins sans frontières" pour venir en aide aux personnes en besoin. En effet, l'accès aux soins médicales est un droit pour tout le monde qui que l'on soit et où que l'on soit.

 

>> En savoir plus sur la Bourse Excellence Major 

 

Interview réalisée par Olivier Lahady, Trésorier adjoint de l'Union-ALFM, ancien Boursier Excellence Major (promotion 2011). 

 


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