Paris // Studio de la comédie française : chanson douce d’après Leïla Slimani, ancienne élève du lycée français Descartes à Rabat (Maroc)

Date
14 mar. 2019 20:00 -
28 avr. 2019 20:00 CEST
Lieu
Studio de la Comédie Française

Studio de la Comédie Française - Paris

Chanson douce d’après Leïla Slimani, ancienne élève du lycée français Descartes à Rabat (Maroc)
Mise en scène Pauline Bayle

Du 14 mars au 28 avril 2019

Avec l’art du montage qui est le sien, Pauline Bayle se saisit de « Chanson douce », une fable tragique, pour offrir une variation de la figure du monstre et de ses ambivalences.

En adaptant ce roman, prix Goncourt 2016, Pauline Bayle – révélée par ses mises en scène de L’Illiade et de L’Odyssée – choisit, après trois années passées à travailler sur les grands mythes fondateurs, une plongée dans l’intime le plus contemporain. Inspirée d’un fait divers survenu à New York en 2012, Chanson douce raconte l’histoire de Louise, embauchée comme baby-sitter par un couple de « bobos parisiens », devenue pilier du foyer et bientôt meurtrière des enfants.
Qu’est-ce qui a poussé la « nounou » aux allures de Mary Poppins, immédiatement adoptée par les enfants, adulée par les parents, à commettre ce crime ? Comment est-elle parvenue à se rendre indispensable et en quoi le rapport de dépendance s’est-il inversé jusqu’à se refermer sur elle ? La nourrice donne à la metteure en scène l’occasion d’aborder une figure centrale du répertoire théâtral, d’Eschyle et Euripide aux Bonnes de Jean Genet. L’histoire de Louise est l’accord parfait entre la nouvelle de Flaubert, Un cœur simple, un de ses livres de chevet, et le destin de Médée. L’impact du roman tient selon Pauline Bayle à une écriture hors de tout sentimentalisme et manichéisme. Elle trouve dans Louise, sorte d’ogresse à la fragilité déroutante, et dans les parents, déchirés entre utopie du bonheur familial et épanouissement professionnel, des personnages modernes qui rebattent les cartes des relations du maître et de l’esclave. Échappant à l’anecdote, elle pointe l’ironie contenue dans cette peinture sans filtre de nos propres démons, rompus à une bonne conscience généralisée. Et avec l’art du montage qui est le sien, se saisit de cette fable tragique pour offrir une variation de la figure du monstre et de ses ambivalences.

NOUVELLE PRODUCTION

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